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Chaire de solidarité d'urgence "Turquie": deux chercheurs financés par une bourse postdoctorale

Mercredi l 18-01-2017

L'ULB a mis en place une bourse postdoctorale destinée à permettre l'accueil d'un chercheur turc engagé dans la défense des droits humains et de la démocratie, et qui se retrouvait sans emploi suite à la suspension de ses fonctions ou à la fermeture de son université.

Malgré un appel à candidatures très court, une vingtaine de dossiers ont été recueillis et le comité de sélection s'est réuni pour les examiner. Les critères pris en compte devaient combiner la valeur scientifique à la situation personnelle des postulants car des menaces pesaient sur certains d'entre eux (confiscation du passeport par exemple, voire risque d'arrestation).

Une liste a été dressée par ordre décroissant de priorité et, finalement, il est apparu que ce serait non pas un mais deux chercheurs qui pourraient être financés, grâce à un partenariat négocié avec le Scholars Rescue Fund, un organisme américain qui offre une aide d'un montant équivalent à celui octroyé par l'université hôte.

Le premier des deux lauréats devrait arriver à Bruxelles cette semaine.

Débats de l'ULB: La rhétorique islamiste et ses contre-discours aujourd'hui

Mardi l 17-01-2017

Les prochains Débats de l'ULB auront lieu le 26 janvier prochain et aborderont la rhétorique islamiste et ses contre-discours avec Gilles Kepel, politologue, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain et Guillaume Dye, islamologue et orientaliste, professeur à l'ULB - Centre interdisciplinaire d'Étude des Religions et de la Laïcité - (CIERL).

Les actes terroristes qui secouent l'Europe ces dernières années sont souvent analysés essentiellement par rapport à la situation sociale des communautés immigrées et au passé colonial de pays comme la France ou la Grande-Bretagne. Néanmoins, cette lecture bute sur plusieurs obstacles, en particulier lorsqu'on la resitue dans un cadre géographique et historique plus large. Le recours aux textes exégétiques et juridiques médiévaux est souvent négligé, malgré son rôle fondamental dans l'abondante littérature islamiste aujourd'hui, utilisée pour créer une fracture entre monde musulman et Occident, mais aussi au sein de nos sociétés plurielles.

Le débat sera présenté et animé par Xavier Luffin, professeur de langue et littérature arabes à l'ULB.

> En pratique: le 26 janvier 2017 à 20h - Campus du Solbosch, bâtiment K, amphithéâtre Henri La Fontaine - Inscription obligatoire en ligne sur ulb.be/events/debat - Prix d'entrée: Extérieurs: 10 EUR - Membres ULB, UAE, CEPULB, Extension ULB, Seniors, Demandeurs d'emploi (sur présentation de la carte) : 5 EUR - Étudiant·e·s (sur présentation de la carte): GRATUIT - Les tickets d'entrée sont disponibles le soir même de l'événement.

Traces urbaines: expo et projection publique des étudiant·e·s de l'option Architecture et Cinéma

Jeudi l 12-01-2017

Cette année 2016-2017, l'Option Architecture et Cinéma de la Faculté d'Architecture continue le travail réflexif commencé l'année dernière sur la question de l'interstice et de l'intervalle dans l'espace public, en se focalisant plus spécifiquement sur la question des «Traces Urbaines», dans l'idée que toute réalité appelle une forme de fiction, qui associe à cette réalité un monde imaginaire, individuel ou collectif.

La recherche des traces dans la ville a été le mobile d'action et d'investigation urbaine dans l'exploration de cette fine frontière entre réalité et fiction. L'idée de traces a été introduite sous forme d'une intrigue cinématographique: quelque chose est en train de se passer dans la ville et nous ne savons pas ce qu'il se passe. La trace est l'indice ou l'outil qui ouvre des failles dans le visible pour passer au-delà du décor et de l'instant perceptif, vers un monde à plusieurs strates, que ces strates soient réelles et pourtant imprévues ou qu'elles soient imaginaires et toutefois d'autant plus réelles. Le territoire d'investigation est un morceau de Bruxelles, très près de chez nous.

Les étudiants proposeront le résultat de leurs réflexions sous forme de 8 courts métrages composant un film polyphonique de 80 minutes, offrant 8 déclinaisons de la ville ainsi qu'une exposition.

À voir le 19 janvier prochain à partir de 19h dans le nouvel auditoire de la Faculté d'Architecture de l'ULB, Place Flagey 19, à Bruxelles.


ULB engagée: cours de français et d'intégration culturelle pour les étudiant.e.s réfugié.e.s

Dans le cadre des actions solidaires mises en place depuis "la crise des migrants", l'ULB a lancé à destination des étudiant.e.s réfugié.e.s, l'organisation de cours de français et d'intégration culturelle, avec l'appui de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF). "Les cours proposés, souligne Dan Van Raemdonck, professeur de linguistique et vice-doyen de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication, permettront aux étudiant.e.s réfugié.e.s, non seulement d'apprendre un français "de survie", mais aussi d'atteindre le niveau nécessaire pour passer l'examen de maîtrise suffisante de la langue française" et accéder à l'Université.

En outre, il est prévu que les étudiant.e.s réfugié.e.s participent à une série de tables de conversation animée par un étudiant-tuteur.

Le projet vise également l'intégration culturelle des étudiants réfugiés notamment en les mettant en contact avec des étudiants de l'ULB. Il prévoit un dispositif articulant le cours de culture francophone de Belgique, au programme pour tous les étudiants réfugiés, avec des actions sur le terrain.

> Consultez le site web ulb.be/engagee/etudiants-refugies.html pour des infos détaillées.


Marchandisation de l'adoption

Au Maroc, l'adoption prend une forme quelque peu différente de ce qu'on connait en Europe. Elle est régie en vertu du droit musulman sunnite et se nomme "la Kafala".La Kafala se différencie de l'adoption car il s'agit d'une prise en charge affective et matérielle de l'enfant, mais elle ne crée pas de lien de filiation au sens juridique (nom, héritage...).

Aujourd'hui, les Marocaines sont de plus en plus nombreuses à transgresser la Kafala en adoptant des enfants encore en gestation dans le ventre de mères célibataires, un acte strictement interdit par les codes sociaux, religieux et légaux marocains. Sarah De Grootte, doctorante au Centre d'Étude de la Coopération Internationale et du Développement (CECID), effectue des recherches pour comprendre ce phénomène et ses impacts. Pour la chercheuse, cela s'explique entre autres par la pression sociale portant sur les mères célibataires et les femmes stériles ainsi que par l'offre des orphelinats au Maroc. "L'adoption étant proscrite, y recourir demande l'intervention clandestine d'intermédiaires qui en profitent pour s'enrichir, créant ainsi les conditions de sa marchandisation, malgré les efforts déployés par les autorités pour empêcher ce type de pratiques" explique la chercheuse.

Le 24 janvier, Sarah De Grootte présentera l'ensemble de son travail dans le cadre du cycle de séminaires "Mondes Musulmans en Transition" organisé par le CECID.


Focus sur les couples binationaux

AMORE, c'est le nom d'un projet de recherche bénéficiant du soutien des bourses européennes Marie Sklodowska Curie. Le projet vise à étudier les difficultés rencontrées par les couples binationaux comprenant un citoyen européen et un ressortissant d'un pays tiers non-européen, après leur mariage ou leur mise en cohabitation légale.

Bénéficiaire de la bourse, Laura Odasso a mené sa recherche postdoctorale sur ce sujet au GERME, le Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations et l'Egalité (Faculté de Philosophie et Sciences sociales). Entre 2014 et 2016, la chercheuse a notamment interrogé plusieurs couples "binationaux" déjà en ménage dans 3 villes européennes : Bruxelles, Strasbourg et Turin.

La chercheuse présentera les résultats de son enquête lors du colloque AMORE outcomes and future challenges, le 20 janvier prochain. Elle constate qu'à l'heure ou l'Europe souhaite une harmonisation des procédures, les états ont cependant encore beaucoup de latitude sur les politiques migratoires familiales et leur mise en oeuvre.

En Belgique, Laura Odasso pointe notamment un discours très axé sur l'aspect économique : le fait d'avoir un "revenu garanti depuis plusieurs années" est condition indispensable pour le citoyen belge voulant se marier avec un étranger, sous peine de perte du droit au séjour pour ce dernier. Elle pointe également des procédures plus dures en France et Belgique, entraînant une dépendance administrative entre conjoints qui s'est allongée au fils du temps et une précarisation de plus en plus importante du séjour de l'étranger et, par ricochet, du national qui partage sa vie.


Exposition: L'abstraction géométrique en Belgique de 1956 à nos jours

L'abstraction géométrique belge, dans ses multiples manifestations, sera présentée à travers une cinquantaine d'œuvres à la salle Allende du campus du Solbosch du 26 janvier au 18 mars prochains.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l'abstraction géométrique se répand auprès d'une série d'artistes de l'association "la Jeune Peinture belge" qui s'unissent d'abord autour de Jo Delahaut. Celui-ci jouera un rôle essentiel dans le processus qui mènera la plupart de ses membres à franchir la ligne vers l'abstraction dès 1950.

À travers ses écrits, Delahaut insiste sur l'apport social de l'abstraction géométrique, qui offre un temps de suspension dans un monde en tension permanente. L'équilibre intérieur apporté par la contemplation d'une ordonnance géométrique claire et la fonction méditative en jeu dans le monochrome permettent de "retrouver, par d'autres moyens, l'équivalent des jardins zen". De cet art exempt de références au monde visible émergeront différentes mouvances, évoquées dans l'exposition, parmi lesquelles l'Art Construit, Geoform ou, plus tard, l'abstraction minimaliste, dont les prolongements sont encore vivants aujourd'hui.

Des œuvres de la collection de l'ULB et de collections privées côtoieront des documents, textes, interviews, afin d'apporter les éléments essentiels à la bonne compréhension des fondements de ce mouvement majeur.

> En pratique:
Exposition "L'abstraction géométrique en Belgique de 1956 à nos jours"
Salle Allende - Campus du Solbosch (bâtiment F1) - 22-24, avenue Paul Héger -1050 Bruxelles
Du 26 janvier au 18 mars 2017. Vernissage le 25 janvier 2017 dès 18h
Lu-Ma 12h-14h / Me-Je-Ve 12h-18h / Sa 14h-18h
Informations: 02 650 37 65 - culture@ulb.ac.be


Un courant de lumière topologique

Gaz, liquide et solide : nous connaissons tous ces trois états de la matière, appris sur les bancs de l'école. Il existe cependant d'autres états, qui peuvent se former si l'on change significativement l'environnement de certains systèmes physiques. Ainsi, par exemple, des phases suprafluides peuvent apparaître en refroidissant certains gaz à des températures très basses.

Autre exemple : les phases topologiques, qui peuvent être générées en soumettant des matériaux à des champs magnétiques extrêmement intenses. Ces phases possèdent notamment une propriété particulière: les bords de tels systèmes conduisent des courants électriques sans dissipation d'énergie. Plus récemment, des chercheurs ont réalisé qu'il était possible de générer des phases topologiques en secouant certains systèmes physiques.

Chercheur au Département de Physique (Faculté des Sciences), Nathan Goldman a co-dirigé une étude réalisée en collaboration avec des chercheurs écossais (équipe de Robert Thomson à la Heriot-Watt University) et publiée récemment dans la revue scientifique Nature Communications. L'équipe a réalisé un réseau conducteur de lumière et a réussi à démontrer qu'en "secouant" minutieusement ce réseau la lumière se propageait de façon extrêmement stable le long des bords, à la manière des courants électriques précédemment observés dans les matériaux topologiques.

Cette première démonstration expérimentale d'états topologiques dans un réseau photonique lentement modulé ouvre dès lors une porte importante vers des applications technologiques concrètes.

 

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