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Coopération: Annâdya au Cambodge et au Laos

Lundi le 02-03-2015

Arrivé à son terme fin janvier, le projet européen Annâdya – le bonheur de manger à sa faim en sanskrit - était coordonné par le LAMC - Pierre Petit, Faculté des Sciences sociales et politiques -, en partenariat avec l'ONG CEDAC au Cambodge et par l'Université Nationale d'Agriculture du Vietnam et Gembloux Agro-Bio Tech au Laos.

« Le projet avait pour ambition d'optimiser la sécurité alimentaire des minorités ethniques en favorisant l'utilisation de technologies appropriées, qui permettent d'augmenter la diversité et la productivité agricole de l'agriculture familiale », explique Annick Schubert, chercheuse du LAMC, responsable de l'implémentation sur le terrain.

Après 3 années d'actions, le bilan est très positif, précise l'évaluation externe du projet. « Au Cambodge, 5500 familles, soit 76% de la population totale des 64 villages appuyés, ont pu réduire leur période soudure de 3 mois, tout en améliorant leur équilibre alimentaire. Au-delà de la production agricole, la facilitation de l'accès à l'eau, particulièrement problématique dans cette région en saison sèche, a permis des meilleures conditions d'hygiène et de santé. Enfin, la mise en place de groupes de micro-finance dans les villages a facilité l'accès au crédit tout en renforçant l'organisation et la cohésion communautaire », souligne Annick Schubert.

Le LAMC a aussi réalisé plusieurs recherches, en soutien aux activités de terrain. Parmi celles-ci, une étude anthropologique sur l'alimentation des populations du Ratanakiri. « Nous nous sommes intéressés à la chaine alimentaire complète, depuis l'acquisition de nourriture jusqu'au repas dans l'assiette », précise Manon Istasse, collaboratrice scientifique du LAMC chargée de cette étude. « En étudiant les populations de 4 villages – deux proches d'une ville, deux isolés -, nous avons notamment constaté que les terres dédiées à l'agriculture diminuent au profit de plantations d'hévéa (caoutchouc); la mécanisation et l'intensification de l'agriculture sont présentes - les tracteurs remplacent peu à peu les buffles dans les rizières-; les populations locales dépendent de plus en plus des marchés que ce soit pour vendre leurs productions de noix de cajou, soja, manioc ou légumes ou pour acheter de quoi se nourrir, en particulier de la viande. Toutes ces données vont aider les ONG locales à apporter des réponses plus adaptées aux besoins alimentaires ».

Transdisciplinaire, le projet Annädya s'est aussi appuyé sur l'Ecole Polytechnique de Bruxelles – TIPs, Benoît Haut – en mettant en place deux de ses technologies: des séchoirs solaires alimentaires et une unité-pilote d'extraction d'huile essentielle.

Télévie: dans les laboratoires de l'ULB

Lundi le 02-03-2015

La Leucémie Lymphoïde Chronique (LLC) est la plus fréquence des leucémies atteignant l'adulte à partir de l'âge de 40 ans. Malgré le développement de nouveaux traitements, cette maladie reste aujourd'hui toujours incurable et les rechutes conduisent le plus souvent au décès du patient.

Grâce au soutien du Télévie, le Laboratoire de Thérapie cellulaire clinique – Faculté de Médecine a entrepris d'étudier la résistance au traitement par séquençage du génome entier du patient. En collaboration avec l'Université d'Oxford, Laurence Lagneaux et ses collègues espèrent mettre en évidence des mutations qui sont présentes dans l'ADN ou l'ARN du patient et qui sont liées à la résistance au traitement. Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre la maladie, de prédire la résistance au traitement et ainsi d'éviter au patient des chimiothérapies toxiques lourdes et inutiles.

Envie de soutenir le Télévie ? Vous pouvez faire un don sur le compte BE57 0001 3048 7935, avec la communication « Soutien au Télévie-ULB »


Marc Henneaux reçoit le Prix Bogoliubov

Le professeur Marc Henneaux - service de Physique mathématique des interactions fondamentales, Faculté des Sciences - vient de recevoir à Dubna (Russie) le Prix Bogoliubov, décerné par le Joint Institute for Nuclear Research, JINR.

Attribué par un jury international où siègent de nombreuses autorités scientifiques, ce Prix prestigieux récompense les travaux de Marc Henneaux sur la formulation théorique et mathématique des forces fondamentales de la nature, et en particulier la force de gravitation. Précisons que parmi les lauréats des années précédentes figurent notamment C.N. Yang (1996) et Y. Nambu (2001-2002), tous deux Prix Nobel de Physique, ainsi qu'Ilya Prigogine (ULB, Prix Nobel de Chimie).

Le prix est attribué simultanément à un scientifique russe et un scientifique étranger. Le lauréat russe 2014 est le Professeur Valery Rubakov de l'Institute for Nuclear Research de Moscou. Reconnu comme un des plus grands physiciens russes actuels, Valery Rubakov entretient aussi des relations scientifiques avec l'ULB et en particulier les service de Physique mathématique des interactions fondamentales et de Physique théorique, tous deux en Faculté des Sciences -.

L'attribution du Prix Bogoliubov à Marc Henneaux constitue une nouvelle reconnaissance internationale - le service compte notamment deux ERC Grants (Marc Henneaux et Geoffrey Compère) - de l'excellence de la physique théorique et mathématique à l'ULB initiée par T. De Donder, J. Géhéniau...


Europe: religion et politique

Deux visions de l'Union européenne se confrontent souvent dans l'imaginaire collectif: à une Europe « club chrétien » est opposée une UE matérialiste, athée voire christanophobe. Ces deux visions ont en commun d'avoir peu de fondement empirique faute d'étude scientifique poussée sur la question. Le projet européen ReIEP qui vient de se terminer après 4 années de recherches offre désormais quelques premières réponses.

Difficile – en Europe, la question religieuse est encore tabou -, l'enquête a réuni des chercheurs de 9 universités européennes et hors-Europe – une comparaison avec les Etats-Unis a été aussi menée -, sous la coordination de l'ULB et plus précisément de François Foret, chercheur au Cevipol - Faculté des Sciences sociales et politiques - et à l'Institut d'Etudes européennes, IEE.

« Nous avons réuni les interviews de 167 députés européens, soit un échantillon qui nous donne un tableau nuancé et complexe. Nous avons observé que la religion est certes présente au Parlement européen: elle joue un rôle secondaire, diffus et cependant significatif comme source éthique. Les parlementaires sont influencés par leur appartenance religieuse, qui interagit étroitement avec leur appartenance nationale et partisane. La variable religieuse en tant que tellen'intervient explicitement que sur des questions éthiques limitées, rarement à l'agenda européen: l'avortement, l'euthanasie, les pratiques sexuelles... En contradiction avec l'image du Parlement européen comme « forteresse assiégée », les groupes d'intérêt sont également présents mais n'entrent en contact avec les députés que quelques fois par an, voire par législature », souligne François Foret, co-auteur d'un livre (Cambridge University Press), sur cette question. François Foret poursuit ses recherches, notamment via une ARC – Action de recherche concertée – sur les « valeurs européennes », aux côtés de Ramona Coman (Cevipol) et François Heinderyckx (RESIC).


Les cafards aussi ont du caractère

Des chercheurs de l'unité Ecologie sociale en Faculté de Sciences ont mis en évidence chez la blatte américaine, une de ces espèces plus couramment appelées cafard, l'existence de différentes personnalités chez les individus.

Comment les chercheurs sont-ils arrivés à cette conclusion? Après avoir constitué des groupes d'individus de même âge et de même sexe, chacun étant identifié à l'aide d'une puce sur le thorax, ces groupes ont été testés dans des expériences de choix d'abris. Les chercheurs ont par exemple noté que si certains individus sont peu téméraires, et s'installent dans le premier abri rencontré, d'autres blattes, plus exigeantes, ne se décident qu'après avoir visité les différents abris présents dans le dispositif. Publiés dans Proceedings B, ces résultats ont ainsi permis aux chercheurs d'identifier des traits de personnalités qui diffèrent entre chaque cafard.

Mais cette espèce qui vit en groupe, est aussi capable de réaliser des choix collectifs qui résultent du jeu complexe des personnalités de chaque individu et de la communication qui s'établit entre eux. Il en résulte à la fois une personnalité du groupe, qui n'est pas la moyenne de celles de ses membres, et qui est à l'origine de la capacité à résoudre des conflits au sein du groupe. Dès lors, comme dans le choix d'un restaurant par une bande de copains, il a été constaté que certains groupes de blattes parviennent aisément à une décision collective, tandis que d'autres, ayant des désaccords entre leurs membres, y arrivent avec difficulté. Pourtant, malgré ces différences de personnalités individuelles, à la fin de chaque expérience l'ensemble du groupe arrive a un consensus et finit toujours entassé dans le même abri.

L'équipe de l'ULB espère maintenant grâce à de nouvelles expériences, pouvoir mieux comprendre comment le réseau des communications et des personnalités contrôle la dynamique sociale.


Retour à l'emploi après un cancer

Chaque année, 60.000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués en Belgique; environ 40% de ces patients sont âgés de 18 à 64 ans, donc en âge de travailler. Mais une fois guéris, combien (ré)intègrent le marché du travail? Aujourd'hui, on l'ignore. Collaboratrice scientifique au Centre du cancer, doctorante au centre de recherche Santé environnementale et Santé au travail de l'Ecole de Santé publique, Régine Kiasuwa compte bien répondre à cette question dans les prochains mois. Elle consacre en effet sa thèse de doctorat à quantifier le retour au travail en Belgique, après un cancer. Un retour loin d'être évident tant pour le travailleur que pour l'entreprise, en particulier lorsque la maladie a laissé des séquelles physiques ou psychologiques ou a amené à revoir ses priorités dans la vie.

« Mon objectif est de chiffrer ce retour tout en comparant différents facteurs potentiels – le type de cancer, son stade au moment du diagnostic, le traitement suivi, par exemple. La politique de l'entreprise influence aussi: certaines sociétés proposent des aménagements de fonction, d'horaire, etc tandis que d'autres placent la rentabilité en priorité. Aujourd'hui, on ignore lequel de ces facteurs a le rôle le plus déterminant dans ce retour au travail. le savoir devrait permette d'améliorer les initiatives de réinsertion professionnelle déjà existantes ou à créer », explique Régine Kiasuwa.

Régine Kiasuwa interviendra lors de la 17e Journée de Médecine du travail, organisée par l'Ecole de Santé publique, sur le thème Quel avenir pour la médecine du travail ?, le 13 mars, sur le campus Erasme de l'ULB.


Ceci n'est pas un titre

Ceci n'est pas un titre... Clin d'œil au célèbre « Ceci n'est pas une pipe » (La Trahison des images) de René Magritte, l'ouvrage qui vient de sortir sous la coordination de Laurence Brogniez - Faculté de Philosophie et Lettres -, et ses collègues de Clermont-Ferrand - Marianne Jakobi, Cédric Loire -, se penche sur le rôle du titre d'une œuvre dans la création artistique. Les chercheurs se sont intéressés à différentes formes d'art: peinture, littérature, musique... depuis le 19e siècle.

« Auparavant, les œuvres ne portaient pas de titre ou c'étaient les marchands, le commanditaires ou les collectionneurs, qui les nommaient. Au 19e siècle, le monde de l'art s'autonomise, il s'approprie le pouvoir de la parole et voit dans le titre un espace d'expression supplémentaire », commente Laurence Brogniez, « Gauguin et Signac notamment utiliseront le titre comme un espace de création et de dialogue avec l'œuvre. Plus tard, Marcel Duchamp défend l'idée du titre énigmatique, apportant une « couleur invisible » à l'œuvre. Le surréaliste René Magritte deviendra maître de l'art de ce genre de titre conçu comme une énigme. Dans les années '60, autre stratégie, on voit apparaître des œuvres sans titre, ou seulement pourvues un numéro de série... ».

On assiste à des phénomènes similaires en musique ou en littérature, les pratiques se croisent avec par exemple le compositeur Erik Satie qui emprunte à la poésie le titre de ses œuvres ou le peintre Whistler qui intitule ses toiles Nocturne, Harmonie, etc., à l'instar de pièces musicales.

A découvrir dans Ceci n'est pas un titre qui vient de paraître aux Editions Fage.

 

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