Act'ULB pour mobileAct'ULB pour tablette
 


Colloque "Année de l'Allemagne" : Le genre de la mémoire

Dans le cadre de l'Année de l'Allemagne, l'ULB accueille un colloque international sur le genre de la mémoire du 6 au 8 mai 2015.

La prise en compte de la dimension du genre fait désormais largement partie des études littéraires. Cependant, alors que d'une part les études de genre impliquent l'analyse de la relation entre rôles sexuels et autres composants de la culture et que d'autre part la notion de 'mémoire culturelle' (Jan et Aleida Assmann) connaît un véritable 'boom' depuis le début des années 1990, singulièrement en Allemagne, l'interaction entre genre et mémoire culturelle ne fait l'objet de timides recherches que depuis une dizaine d'années. Si le genre est une construction socioculturelle, la mémoire culturelle, réservoir collectif des souvenirs de l'histoire de l'humanité, tels que les transmet notamment la littérature, se construit de même à l'intérieur de cadres socioculturels spécifiques qui en déterminent la performativité. Au sein de ces cadres, la perception et la transmission des rôles sexuels, qu'elle soit affirmative, c'est-à-dire qu'elle reproduise l'idéologie dominante, ou bien subversive, constituent un élément qui influence nécessairement la construction de la mémoire culturelle d'un groupe ou d'une nation

Quel est dès lors l'impact du genre sur la représentation littéraire de faits historiques, particulièrement en Allemagne, mais aussi en Autriche, depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale ? On sait que le 'travail sur le passé («Aufarbeitung der Vergangenheit») reste un des principaux thèmes de la littérature contemporaine d'expression allemande. Il est par ailleurs frappant que les auteurs en sont souvent des écrivaines. Ces auteures apportent-elles une perspective différente de la vision essentiellement masculine de l'histoire depuis 1945 ?

Le colloque aura lieu en allemand, du 6 au 8 mai, au Cierl et au bâtiment R42 (consultez le programme complet et les infos pratiques dans le pdf joint à cet article).

Document attaché


Bernheim Joint Summer School "The Post-Soviet Area: Challenges and Complexities"

The 2015 Bernheim Joint Summer School that will take place from 28 June to 3 July is centred on the theme of 'The post­soviet area'.

The various sub­themes that will be covered include the crisis and conflicts in Eastern Europe and in the Caucasus, the Russian foreign policy, NATO and the European Union's foreign policy towards the post­soviet area and Central Asia's security challenges.

Over a period of one week, Master students and PHD researchers participate in a series of guest lectures, seminars and debates and in a simulation game delivered by academics, policy­makers, diplomats and civil servants for international organizations.

The summer school allows students to discover the complexities of this area with a particular focus on the EU-­Russia partnership in the light of the Ukrainian crisis. Students also benefit from a workshop which gives an insight into the use of political sciences tools to analyze specific questions raised during the week. To mark the end of the Joint Summer School, there will be a closing event to congratulate students for successfully completing the programme.

Complete and updated information on the joint summer school is available on Repi's website.

Jointly organized by the Université libre de Bruxelles, the University of Kent (Brussels' campus), the Groupe de Recherche et d'Information sur la Paix (GRIP), the Université catholique de Louvain and the Université de Genève, the Summer School will provide participants with the opportunity to engage with eminent researchers and specialists in these subjects. A different programme is offered every year, providing in-depth knowledge of a specific situation as well as a better understanding of issues pertaining more generally to peace, conflict and security.


Politiques antidiscriminatoires

« Les mesures de lutte contre la discrimination imposées par l'Union européenne sont-elles efficaces? », voilà la question que se sont posés plusieurs chercheurs européens dans le livre Politiques antidiscriminatoires qui vient de sortir. Si l'ouvrage s'interroge sur l'efficacité de législations européennes et nationales, sa portée dépasse le cadre strictement juridique.

Co-éditeur de cet ouvrage avec Julie Ringelheim et Ginette Herman (UCL), Andrea Rea - Groupe de recherche sur les relations ethniques, les Migrations et l'Egalité (GERME, Faculté des Sciences sociales et politiques ULB) - s'est particulièrement intéressé au cas de la Région de Bruxelles-Capitale. Selon lui, il faut distinguer l'aspect juridique, c'est-à-dire les instruments juridiques qui condamnent a posteriori les actes discriminatoires de ce qu'on appelle les actions positives, qui sont des mesures promouvant la diversité parmi le personnel de manière incitative.

Celles-ci dépendent des États et s'appliquent dans différents secteurs, par exemple dans l'emploi et l'éducation. « En Région de Bruxelles-Capitale, on trouve ces mesures d'action positive, mais elles sont plus effectives dans le secteur public que dans le secteur privé où la diversité est plus un discours d'intention qu'une politique effective d'embauche luttant contre la discrimination », déplore Andrea Rea .

Un travail de recherche qui s'inscrit dans la lignée de son étude des phénomènes migratoires, à lire dans Politiques antidiscriminatoires, éditions De Boeck.


Colloque "Arrêts sur images - Les représentations du juge à l'écran" disponible en vidéo

Les représentations du droit et de la justice que le cinéma véhicule commencent à intéresser les spécialistes. Dans le monde anglo-saxon, on discerne même un mouvement « Law & Films », tandis que, dans la tradition continentale, on recense de plus en plus de blogs et d'analyses consacrés au droit et à la justice dans les images, films, séries et documentaires.

Le Centre de droit public et le Centre de droit international de l'Université libre de Bruxelles ont décidé de consacrer les 13 et 14 mars derniers le dernier colloque de leur projet de recherche collective (ARC « Le juge, un acteur en mutation ») à la figure du juge et à ses diverses incarnations à l'écran.

L'intégralité des interventions est disponible en vidéo sur https://vimeo.com/album/3344567

Si le cinéma est friand du procès et de sa mise en scène, comme de l'enquête diligentée par les juges d'instruction, plus rares sont les études entreprises par les juristes et les théoriciens du droit pour cerner le rôle qu'y joue le personnage du juge.

Le juge d'instruction dans la tradition continentale, par exemple, est-il un officier de la vérité ou un contre-pouvoir ? Trouve-t-on encore des juges au sein des sociétés, parfois inquiétantes, que nous dépeignent les œuvres de science-fiction ? Qu'est-ce que les séries judiciaires américaines nous apprennent de la culture populaire aux États-Unis ? Pourquoi certaines juridictions éprouvent-elles le besoin de se filmer, quand d'autres s'y opposent catégoriquement ? Le juge représente-t-il, aux yeux du grand public, un gardien de l'ordre établi ou une figure héroïque indispensable ?

Voici quelques-unes des questions qui ont été traitées durant ces deux journées d'étude, de réflexion et de débats, résolument placées sous le signe de l'interdisciplinarité (13 et 14 mars 2015).


Le cycle du méthane influencé par les courants marins

Puissant gaz à effet de serre, le méthane est enfoui en grande quantité dans les fonds marins, sous forme d'hydrates ou de poche de gaz. Il existe de nombreuses bactéries aquatiques qui se nourrissent de ce méthane et qui réduisent fortement le transfert de ce gaz vers l'atmosphère terrestre.

Intégrée dans un groupe de chercheurs internationaux menés par l'Université de Bâle et le GEOMAR de Kiel, Célia Julia Sapart (Laboratoire de Glaciologie, Faculté des Sciences) a contribué à l'étude de ces bactéries dans la zone côtière de l'île de Svalbard en Arctique, où d'importantes quantités de méthane sont émises. Les chercheurs ont découvert que, contrairement à ce qui était considéré jusqu'alors, les communautés bactériennes méthanotrophes ne peuvent se développer dans des zones de forts courants. De ce fait, le méthane émis par les fonds marins dans ces zones ne pourra être oxydé par les bactéries et atteindra donc plus facilement l'atmosphère où il contribuera à amplifier l'effet de serre.

Publiée dans Nature Geoscience, cette découverte montre l'importance d'étudier l'évolution des émissions de méthane sous-marin, sa biologie et l'influence des courants marins, sur une longue période, afin de mieux estimer son impact sur les climats futurs.

 

Nos dernières publications:

Hottois Gilbert
Missa Jean-Noël
Perbal Laurence
Bribosia Emmanuelle
Rorive Isabelle
Wilmet Marc
Déom Jacques
Saygin Mehmet Alparslan
Couloubaritsis Lambros
Cartuyvels Yves
Guillain Christine
Vanhaesebrouck Karel
Périer-D'Ieteren Catheline
Mohrmann Ivo

Clin d'oeil