année académique
2019-2020
La crise sanitaire liée à la propagation du Covid 19 et les mesures de distanciations sociales décidées par le Gouvernement, constituent un motif de force majeure conduisant l'Université à devoir adapter dans certains cas les modalités d'organisation des évaluations des unités d'enseignement; les modalités pour la deuxième session seront communiquées aux étudiants via les circuits d'information usuels pour le 10 juillet 2020.

Titulaire(s) du cours

Marc LENAERTS (Coordonnateur)

Crédits ECTS

5

Langue(s) d'enseignement

français

Contenu du cours

Un bref rappel des origines me sert d'abord à souligner combien cette branche de l'anthropologie reste problématique, sans doute parce que ses enjeux peuvent difficile­ment être maintenus à distance, et combien notre propre regard peut lui aussi être considéré comme le résultat d'une construction parmi d'autres. J'aborde ensuite de façon plus détaillée quelques exemples de médecines « exotiques ». Le but en est double. Il s'agit bien entendu d'abord de mettre en évidence la différence des approches et des enjeux thérapeutiques, par contraste avec les nôtres. Mais je ne veux pas me cantonner dans un discours limité à la stricte ethno­médecine, et c'est surtout un retour à la réflexivité que je cherche en relevant certaines lectures réductrices ou erreurs d'interprétation, tout à fait significatives à la fois du désir et de la difficulté à sortir de notre propre cadre conceptuel.

C'est à partir de là que je reprends ensuite une réflexion plus générale sur l'efficacité thérapeutique, chez nous et ailleurs. Je la présente explicitement comme une question non résolue, mais qui peut malgré tout être approchée sous des angles d'interrogation assez divers : la biomédecine et le pluralisme médical, les maladies de la douleur chronique, la gestion de l'infortune, la problématique de la douleur, l'efficacité de certaines ritualisations… Il paraît alors fort difficile de réduire notre système médical à la seule biomédecine, même dans des lieux aussi emblématiques que l'hôpital.

Objectifs (et/ou acquis d'apprentissages spécifiques)

Le cours d'anthropologie médicale traite d'une thématique transversale et n'est donc lié à aucune aire géographique particulière, bien qu'en pratique il aboutisse à interroger de façon plus soutenue et plus insistante notre propre système médical, dont tous les étudiants ont une connaissance directe. Je laisse absolument de côté les aspects sociologiques de la question, qui sont traités ailleurs à l'ULB, pour me concentrer sur une réflexion sur les diverses manières de donner sens à la maladie, à la santé, au corps et à la personne, à l'art de guérir. Je les aborde comme des constructions élaborées à partir d'une étroite imbrication de pratiques et de représentations qui souvent peuvent se contredire et surtout s'oblitérer mutuellement sur certains points – d'où l'aspect complexe et changeant de la plupart des systèmes médicaux.

Méthodes d'enseignement et activités d'apprentissages

cours ex cathedra

Références, bibliographie et lectures recommandées

variables selon les années

Autres renseignements

Evaluation

Méthode(s) d'évaluation

  • Autre

examen individuel, sur le cours et sur un texte complémentaire au choix

Construction de la note (en ce compris, la pondération des notes partielles)

cote globale

Langue(s) d'évaluation

  • français

Programmes