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PROJ-P4309

Projet d'architecture 4.9 : Terrains

année académique
2022-2023

Titulaire(s) du cours

Victor BRUNFAUT (Coordonnateur), Géry LELOUTRE et Bertrand TERLINDEN

Crédits ECTS

20

Langue(s) d'enseignement

français

Contenu du cours

Le cours vise l'acquisition des compétences relatives à la composition architecturale et urbaine par la pratique du projet, dans le cadre d'un atelier regroupant des étudiants de BA3 (PROJ-P-3309), MA1 (PROJ-P-4309) et MA2 (PROJ-P-5309). Il s'inscrit dans une offre facultaire diversifiée. L'atelier TerrainS, dans le cadre de cette offre, présente les spécificités suivantes :
 

Thématique de l’atelier

L’atelier TerrainS (avec un S majuscule, pour affirmer le caractère pluriel et un certain tropisme méridional) se présente dans la continuité de l’atelier Terrains d’Architecture, en lien avec le centre de recherche HABITER, et les modules de Questions d’Architecture ADP (Architecture- Développement-Patrimoine). On y met l’accent sur le lien entre l’architecture et le patrimoine entendu au sens large.

La thématique autour de laquelle se structure l’atelier est celle de l’architecture comme processus de transformation.


Projet pédagogique

La proposition d’atelier fonde son approche pédagogique sur l’expérience du décentrement et du dépaysement. Ce décalage permet la nécessaire distance et impose un travail de connaissance/reconnaissance, qui passe par la description. L’atelier vise à offrir aux étudiant.e.s les conditions d’une compréhension de l‘importance primordiale, dans la pratique du projet d’architecture, des conditions de son élaboration : le projet est informé/déformé par une série de «référentiels», de filtres qu’il s’agit, pour l’étudiant.e, d’apprendre à connaître/reconnaître.

Le projet d’architecture y est abordé comme moment dans un processus de transformation du territoire, processus lui-même caractérisé par les conditions d’émergence du projet (conditions sociales, économiques, culturelles...), tant dans le chef de l’auteur de projet (qui peut être l’étudiant.e en architecture, l’architecte ou l’urbaniste maître d’œuvre, ou l’habitant.e ou groupe d’habitant dont l’action s’inscrit dans un processus d’auto-construction) que dans celui du destinataire (individu, groupe ou collectivité).

L’activité pédagogique se structurera autour de la pratique du terrain : le voyage d’étude est au cœur de la pratique d’enseignement.
 

Un fondement : l’hypothèse sédimentaire

De manière générale, on abordera le territoire comme résultat (ou palimpseste, pour reprendre la terminologie de André Corboz, voir bibliographie) de la superposition de différents projets, pouvant faire l’objet d’une « lecture sédimentaire ».

L'hypothèse sédimentaire (Bertrand Terlinden - on trouvera des éléments sur le blog https://bertrandterlindeninarchitecture.wordpress.com) pose que, aujourd’hui, la complexité des terrains d'étude, tient en ce que "le territoire" est fait du recouvrement, de l'emboîtement, de la compénétration de plusieurs structures édificatrices, qui sont chacune le résultat, définitif ou provisoire, achevé ou en chantier, d'un projet de territoire. La complexité du territoire contemporain tient au fait que ce "territoire" consiste en plusieurs territoires, les uns plus ou moins en ruine et abandonnés, les autres parfaitement achevés, considérés tels et entretenus avec une méticulosité paranoïaque, les autres en émergence mais encore privés de cette cristallisation à quoi porte l'édification... : autant de projets territoriaux, qui sont autant de pactes d'alliance collective, plus ou moins actifs et plus ou moins puissants, et en relation dialectique, c'est-à-dire parfois conflictuelle.

Le territoire peut donc être lu comme un artefact, composé de couches. Suivant cette hypothèse, «Le passé n’existe pas ; tout est simultané dans notre culture : seul le présent existe, dans la représentation que nous nous faisons du passé et dans l’intuition du futur (...) Chacun d’entre nous est au centre d’une merveilleuse légende ; tout le passé que nous connaissons (et que, donc, nous vivons, dans notre présent), tout le présent que nous connaissons (et que, donc, nous vivons), tout le futur dont nous avons l’intuition et que nous préparons (et que, donc, nous vivons : œuvrer ne se fait que pour le futur) sont simultanés dans notre connaissance : ils n’existent que parce que nous existons.» (Giò Ponti, Amate l’architettura, ed. Vitale e Ghianda, Genova 1957, pp. 93-94. Traduction personnelle).

Objectifs (et/ou acquis d'apprentissages spécifiques)

Le cours d’atelier de projet TerrainS vise à l’acquisition par les étudiant.e.s des moyens de l’architecte (principalement : le dessin, la capacité de penser l’espace, la «synthèse architecturale»), mais au-delà, à offrir aux étudiant.e.s un lieu où penser leur rôle – d’étudiant.e en architecture et de futur architecte. L’accent est mis sur la dimension collective de production de l’architecture, que ce soit au sein de l’atelier (le travail de groupe et la co-production sont favorisés) ou dans le rapport à la commande (prise en compte de la dimension collective de l’acte architectural).

Les compétences visées sont dès lors, outre celles de la conception architecturale (dimensionnement, capacité de travail aux différentes échelles du projet, maniement des éléments programmatiques, dessin, maquette, maniement des références architecturales,...), celles liées à la compréhension et à la prise en compte de la spécificité des situations : le projet est « situé » dans le temps et l’espace (il s’inscrit dans un processus, dans un contexte culturel précis, porté par des acteurs spécifiques qui sont eux aussi « situés » : ils ont leur bagage, leurs attentes, leurs «expertises»).

Pré-requis et Co-requis

Cours pré-requis

Cours ayant celui-ci comme pré-requis

Méthodes d'enseignement et activités d'apprentissages

L’atelier est un atelier vertical, regroupant des étudiants de BA3, MA1 et MA2. L’atelier propose une pratique de travail collectif.

Les activités d'apprentissage sont de deux types :

1. Atelier (pratique du projet d'architecture)
2. Cours et travaux pratiques

Ces activités intègrent des apports théoriques (exposés et conférences) et pratiques (travail de terrain).
De manière générale et sauf circonstances exceptionnelles (Covid ou autre), le cours est donné en présentiel. Le recours au mode distanciel sera limité au maximum. Les informations seront données aux étudiant.e.s par les canaux d'information propres à l'atelier (en atelier, via l'UV, Teams ou e-mail)

Références, bibliographie et lectures recommandées

Des fondements théoriques et bibliographiques de l’approche de l’atelier sont repris dans les ouvrages et/ou articles suivants :

BRUNFAUT V., TERLINDEN B., VELLA G., (Dir.) Dossier thématique « Mosquées bruxelloises en projet », CLARA Architecture Recherche, Editions Mardaga, Bruxelles – Faculté d’Architecture de l’ULB, mars 2014, N°2, pp. 11-135

VELLA G., BRUNFAUT V., “Apprendre en situation de transmission”, CLARA Architecture Recherche, Editions Mardaga, Bruxelles – Faculté d’Architecture de l’ULB, mars 2015, N°3, pp.31-42

André Corboz, Le Territoire comme palimpseste et autres essais, Paris, Les Éditions de l’Imprimeur, 2001 (parution originale 1983)

Des références bibliographiques spécifiques aux contenus affrontés durant le cours sont communiqués aux étudiant.e.s lors des séances d'atelier.

 

Support(s) de cours

  • Université virtuelle

Autres renseignements

Contacts

Contacts

victor.brunfaut@ulb.be

bertrand.terlinden@ulb.be

gery.leloutre@ulb.be

Campus

Flagey, Hors campus ULB

Evaluation

Méthode(s) d'évaluation

  • Projet
  • Travail de groupe

Projet

Travail de groupe

Critères d’évaluation

L'évaluation se fait principalement sur la base de présentation de documents graphiques et maquettes, lors de jurys qui pourront être ouverts à des personnes extérieures à l'atelier. Une partie de l'évaluation, de type continue, porte sur l'implication de l'étudiant.e dans les activités collectives, et sur sa capacité à intégrer les critiques. L'atelier favorise l'autonomie des étudiant.e.s, et leur capacité au travail collectif. Le travail collectif impliquant des étudiant.e.s de niveaux différents (principe de l'atelier dit "vertical"), l'évaluation de chaque étudiant.e intègrera les compétences spécifiques à son niveau d'étude (voir profil d'enseignement).

Construction de la note (en ce compris, la pondération des notes partielles)

Construction de la note

Pondération des différentes activités : 50% en évaluation continue (activités développées en atelier), 50% au jury final.

Les informations relatives à la pondération des notes partielles relatives l'évaluation continue sont fournies aux étudiants.e.s au début de chaque quadrimestre par les canaux d'information propres à l'atelier (en atelier, via l'UV, Teams ou e-mail)

Langue(s) d'évaluation

  • français
  • (éventuellement partiellement en anglais )

Programmes