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Fonds de solidarité Khaled al-Asaad à destination de chercheuses et chercheurs en danger

L’Université libre de Bruxelles a créé un fonds de solidarité grâce auquel elle entend soutenir des chercheurs qui ne peuvent plus mener leur activité dans leur pays d’origine, où ils sont exposés à des risques en raison du contenu de leur travail de recherche ou de la libre expression de leurs opinions.

L’Université libre de Bruxelles a créé un fonds de solidarité grâce auquel elle entend soutenir des chercheurs qui ne peuvent plus mener leur activité dans leur pays d’origine, où ils sont exposés à des risques en raison du contenu de leur travail de recherche ou de la libre expression de leurs opinions.
Ce fonds de solidarité alimente des bourses postdoctorales qui permettront à des chercheurs en danger de continuer leurs travaux à l’ULB dans un climat de liberté académique.

La bourse de solidarité consiste en un postdoctorat d’un an (12 mois), pour un montant total de 42.000 euros bruts (soit approximativement 29.000 euros nets) ainsi qu’une indemnité de déménagement de 2.500 euros nets (versée aux chercheurs résidant dans un autre pays, après leur arrivée en Belgique).

Les boursiers mèneront leurs recherches dans un laboratoire de l’ULB, sous la supervision d’un membre du personnel académique de l’Université. S’ils le désirent, ils peuvent également prendre part aux activités d’enseignement, ou à toute autre activité scientifique organisée sur le campus.


Origine, structure et objectifs du Fonds de solidarité Khaled al-Asaad

L’afflux de réfugiés suite à la crise syrienne a amené les institutions d’enseignement supérieur à réfléchir à des mesures d’urgence à mettre en place pour intégrer en leur sein un certain nombre d’entre eux.
L’ULB a mobilisé en 2016 des moyens importants permettant d’octroyer dix bourses postdoctorales (1 an) à des réfugiés essentiellement syriens ainsi que de mettre en place un Welcome Desk spécialisé destiné à aider à l’inscription des réfugiés souhaitant poursuivre des études à l’université. 

La dégradation de la situation en Turquie, où plus de 2.500 professeur·es d’université ont perdu leur emploi depuis juillet 2016 a accéléré la réflexion sur la nécessité de mettre en place un dispositif structuré permettant d’apporter un appui aux chercheuses et chercheurs qui ne peuvent plus exercer leur activité en toute liberté dans leur pays d’origine parce qu’ils y sont menacés à cause du contenu de leur travail scientifique ou d’opinions qu’ils et elles auraient librement exprimées. 

Ce Fonds de solidarité Khaled al-Asaad permet à l’ULB de disposer d’un outil fonctionnel, structuré et pérenne afin d'apporter le soutien nécessaire à des chercheuses et chercheurs qui sont menacé.e.s dans leur pays d’origine. Pratiquement, il s'agit d'une bourse postdoctorale leur permettant d'être accueillis à l'ULB pendant une période allant d'un mois à une année et de poursuivre leur travail hors de toute pression et dans un climat de liberté académique. 

La première action de ce Fonds a été la mise en place d'une chaire de solidarité d'urgence à destination des chercheuses et chercheurs menacés en Turquie.

Actuellement 9 chercheurs en danger sont présents à l’ULB et engagés comme post doctorants. Ils viennent d’Afghanistan, de Chine, de Russie, d’Éthiopie, de Turquie et d’Iran.

 
Image par Gerd Altmann de Pixabay
Mis à jour le 23 janvier 2024