Publié le 19 août 2026 Mis à jour le 19 août 2026

Soutenance publique de thèse en vue de l'obtention du grade de Doctorat en Sciences, en cotutelle avec l'Université de Kisangani, RDC

Titre de la thèse: "Determinants of functional trait variation in juvenile Pericopsis elata and implications for sustainable management"

Résumé:
Les essences ligneuses d’Afrique centrale subissent une pression croissante liée à l’exploitation sélective et à la dégradation des habitats, associées au faible régénération naturelle. Cette thèse a porté sur Pericopsis elata comme modèle afin d’identifier les déterminants de la variation des traits fonctionnels et de la croissance juvénile, et d’en tirer des pistes de gestion sylvicole durable. Trois axes de recherches complémentaires ont été mis en œuvre.
Le premier axe porte sur 540 plants suivis pendant 4 ans en RD Congo. Les plants autofécondés ont présenté une croissance plus faible que les allofécondés, avec une dépression de consanguinité apparue après 510 jours en plantation. La compétition a expliqué 19–25 % de la variance des traits de croissance, contre 4–5 % par la consanguinité. La plasticité de certains traits foliaires s’est révélée plus élevée chez les plants allofécondés. Ces résultats indiquent la nécessité d’éviter les plants issues d’autofécondation et de contrôler la densité en plantation.
Le deuxième axe a examiné 230 plants transplantés en plein soleil et sous couvert d’Acacia (ouverture 21-64 %) à Yangambi (RD Congo). Après 3 ans, la mortalité cumulée était identique dans les deux traitements (13 %). La croissance a été bien supérieure en plein soleil, avec un diamètre de 36,2 mm contre 18,5 mm, et une hauteur de 2,68 m contre 1,74 m. La lumière a expliqué plus de 58 % de la variance des traits clés. La stratégie conservative a été mis en évidence en pleine lumière, tandis que l’ombrage favorise une stratégie d’acquisition. En pratique, un ombrage précoce de 20–65 % facilite la transplantation, suivi d’une éclaircie progressive dès la deuxième année.
Le troisième axe porte sur 1 800 semis issus de 60 familles et 5 provenances au Cameroun. En pépinière, l’effet de provenance a été significatif sur la biomasse aérienne et disparu en plantation. 10,5 % de la variance de traits fonctionnels ont été expliquées par La structure spatiale et 4.2% par les facteurs génétiques. L’héritabilité a été globalement faible (0,009–0,282), et la corrélation des performances familiales entre pépinière et plantation a été forte (r = 0,81 ; p < 0,001), ce qui permettrait d’envisager une sélection précoce de familles issues de différentes provenances afin de maintenir la diversité génétique.
En synthèse, les facteurs environnementaux, principalement la disponibilité de la lumière et la compétition, constituent les principaux déterminants de la variation phénotypique au stade juvénile, tandis que les facteurs génétiques exercent une influence perceptible mais secondaire
 
Date(s)
Le 3 septembre 2026

TUESDAY, AUGUST 25TH, 2026, AT 2:00 PM

Lieu(x)

UC2.236 (Paul Duvigneaud) - Building U, Entrance C, 2nd Floor, Room 236, Solbosch Campus 50, Avenue Franklin Roosevelt, 1050 Ixelles, Brussels, as well as online

Please click here for the Campus map: https://www.ulb.be/fr/solbosch/plan-du-campus