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Actualité et questions approfondies relatives à l’économie des arts et de la culture
Titulaire(s) du cours
Anne-Sophie RADERMECKER (Coordonnateur) et Géraldine DavidCrédits ECTS
5
Langue(s) d'enseignement
français
Contenu du cours
Le cours GECU-D502 – Actualité et questions approfondies relatives à l’économie des arts et de la culture vise à approfondir, de manière concrète et appliquée, les notions abordées dans le cours GECU-D405 – Introduction à l’économie des arts et de la culture.
L’enseignement est organisé autour d’une question centrale :
Comment les organisations, entreprises et acteurs culturels financent-ils leurs activités et comment construisent-ils des modèles économiques soutenables dans un environnement marqué par la transformation des politiques publiques, la diversification des sources de financement et l’émergence de nouveaux modèles numériques ?
Le cours accorde une attention particulière à la distinction entre financement public, revenus propres, financement privé, philanthropie et investissement, ainsi qu’aux différentes manières de combiner ces ressources au sein de modèles économiques hybrides.
Les différentes thématiques sont abordées à partir de concepts issus de l’économie et de la gestion culturelle, de recherches scientifiques récentes et de rencontres avec des professionnel·les du secteur culturel et du financement.
Les douze séances permettent notamment d’aborder les thématiques suivantes :
- les modèles économiques et les différentes sources de financement des organisations culturelles ;
- le financement public direct et indirect de la culture ;
- les incitants fiscaux et le Tax Shelter ;
- le mécénat, la philanthropie et le sponsoring culturel ;
- les relations avec les donateurs, les cercles de mécènes, les fondations et les programmes de membership ;
- le rôle économique du droit d’auteur, des droits voisins et du licensing ;
- le crowdfunding et le financement participatif ;
- le matchfunding et les mécanismes d’abondement entre ressources publiques, privées et citoyennes ;
- les formes de financement par prêt, investissement, equity et capital patient ;
- le crowd-patronage, les abonnements, le streaming et la monétisation des audiences numériques ;
- les modèles de revenus propres et les innovations économiques dans les musées et institutions patrimoniales ;
- les partenariats public-privé et les formes hybrides de gouvernance et de financement ;
- les enjeux éthiques liés au financement privé de la culture : choix des partenaires, influence des financeurs, réputation, greenwashing/artwashing et responsabilité des institutions culturelles.
Une attention particulière sera accordée à la manière dont ces mécanismes se déploient dans différents secteurs des industries culturelles et créatives, notamment :
- les musées et le patrimoine ;
- les arts vivants et les arts de la scène ;
- la musique ;
- le cinéma et l’audiovisuel ;
- les industries créatives et numériques ;
- les arts visuels ;
- les organisations culturelles associatives et participatives.
Les interventions de professionnel·les permettront de confronter les modèles théoriques aux réalités du secteur belge et européen.
Au cours du quadrimestre, les étudiant·es développeront progressivement une analyse économique et une stratégie de financement appliquées à une organisation, entreprise ou projet culturel. Ils et elles seront notamment amené·es à identifier les difficultés économiques rencontrées, analyser le modèle de ressources existant, évaluer différents instruments de financement et proposer une combinaison réaliste et argumentée de nouvelles ressources.
Le travail portera notamment sur les questions suivantes :
- Quel est le modèle économique actuel de l’organisation ou du projet étudié ?
- Quelles sont ses principales ressources et dépendances économiques ?
- Quels besoins de financement doivent être rencontrés ?
- Quels instruments de financement peuvent être mobilisés ?
- Quels sont les avantages, limites, coûts et risques liés à ces instruments ?
- Comment articuler financement public, revenus propres, philanthropie, sponsoring, financement participatif ou investissement ?
- Quels sont les effets de ces choix sur la mission, l’autonomie et la gouvernance de l’organisation ?
- Quelles recommandations peuvent être formulées pour améliorer la soutenabilité de son modèle économique ?
Objectifs (et/ou acquis d'apprentissages spécifiques)
À l’issue du cours, l’étudiant·e sera capable de :
- mobiliser et appliquer des concepts avancés issus de l’économie des arts et de la culture ;
- identifier et distinguer les principales formes de financement et de financement alternatif disponibles pour les organisations et entreprises culturelles ;
- analyser la structure économique et le modèle de ressources d’une organisation culturelle ;
- comprendre la différence entre subvention, don, sponsoring, mécénat, revenu propre, prêt et investissement ;
- comprendre le fonctionnement de mécanismes tels que les incitants fiscaux, le Tax Shelter, le crowdfunding, le matchfunding, le membership ou l’investissement culturel ;
- évaluer la pertinence de différents instruments de financement selon la nature, la taille et la mission d’une organisation ;
- concevoir un funding mix ou modèle de financement diversifié adapté à un projet culturel ;
- prendre en compte les coûts, risques, contraintes juridiques, effets de gouvernance et enjeux éthiques liés aux différentes sources de financement ;
- interroger de manière critique les relations entre financement, autonomie artistique, mission culturelle et création de valeur ;
- dialoguer avec des professionnel·les du secteur culturel et développer une capacité de questionnement critique ;
- synthétiser et présenter des informations économiques complexes, tant à l’oral qu’à l’écrit ;
- formuler des recommandations argumentées et réalistes dans le cadre d’un travail collectif.
Pré-requis et Co-requis
Connaissances et compétences pré-requises ou co-requises
Ce cours fait écho au cours GECU-D405 – Introduction à l’économie des arts et de la culture, qui constitue un prérequis.
Les notions fondamentales relatives aux spécificités économiques des biens et services culturels, aux marchés culturels, au financement public de la culture et aux industries culturelles et créatives sont considérées comme acquises.
Méthodes d'enseignement et activités d'apprentissages
Le cours est organisé en douze séances de deux heures.
L’enseignement articule :
- des apports théoriques et conceptuels ;
- l’analyse de recherches et de publications scientifiques ;
- des études de cas ;
- des rencontres avec des professionnel·les ;
- des discussions collectives ;
- des exercices appliqués ;
- le développement progressif d’un cas pratique par les étudiant·es.
Les séances avec intervenant·es extérieur·es ne sont pas conçues comme de simples conférences. Elles visent à mettre en dialogue les concepts étudiés avec la pratique professionnelle.
Les professionnel·les invité·es pourront notamment provenir :
- d’institutions culturelles ;
- de fondations philanthropiques ;
- d’organisations spécialisées dans le mécénat et le sponsoring ;
- de plateformes de crowdfunding et de matchfunding ;
- d’organismes de financement ou d’investissement ;
- des secteurs du cinéma, des arts de la scène, de la musique, du patrimoine ou des industries créatives ;
- d’organismes de gestion collective des droits ;
- d’administrations publiques ou d’organismes chargés de dispositifs fiscaux et financiers.
La plupart des séances se feront de façon active et requièrent donc la présence en personne des étudiant·es.
Une liste de lectures sera proposée pour les différentes séances. Il est attendu des étudiant·es qu’ils et elles prennent connaissance des références indiquées afin de pouvoir participer activement aux discussions et aux rencontres avec les professionnel·les.
La participation comprend notamment :
- la préparation des séances ;
- la formulation de questions à destination des intervenant·es ;
- la contribution aux discussions ;
- l’analyse critique des cas étudiés ;
- la réalisation d’exercices préparatoires au travail final.
Références, bibliographie et lectures recommandées
Dalla Chiesa, C. & Rykkja, A. (eds.) (2026). Cultural Funding and Financing: A Guide to New and Traditional Models in Arts and Culture. Cham: Palgrave Macmillan.
Cet ouvrage constitue une référence centrale du cours et permet notamment d’aborder le financement public, les incitants fiscaux, la philanthropie, le sponsoring, le patronage, le droit d’auteur, le crowdfunding, le matchfunding, les modèles d’investissement, le crowd-patronage, les plateformes numériques, le streaming, les modèles économiques des musées et du patrimoine, les partenariats public-privé et l’éthique du financement culturel.
Références générales
Abbing, H. (2002). Why Are Artists Poor? The Exceptional Economy of the Arts. Amsterdam University Press.
Benhamou, F. (2017). L'économie de la culture. Paris : La Découverte.
Caves, R. E. (2000). Creative Industries: Contracts Between Art and Commerce. Harvard University Press.
Frey, B. S. (2000). Arts and Economics: Analysis and Cultural Policy. Springer.
Ginsburgh, V. & Throsby, D. (eds.) (2006). Handbook of the Economics of Art and Culture. Elsevier.
Hellmanzik, C. (2020). Cultural Economics. Agenda Publishing.
Mairesse, F. & Rochelandet, F. (2015). Économie des arts et de la culture. Paris : Armand Colin.
Peacock, A. & Rizzo, I. (eds.) (1994). Cultural Economics and Cultural Policy. Kluwer.
Rizzo, I. & Mignosa, A. (eds.) (2013). Handbook on the Economics of Cultural Heritage. Edward Elgar.
Throsby, D. (2010). The Economics of Cultural Policy. Cambridge University Press.
Towse, R. (2010). A Textbook of Cultural Economics. Cambridge University Press.
Towse, R. (ed.) (2011). A Handbook of Cultural Economics. Edward Elgar.
Towse, R. & Handke, C. (eds.) (2013). Handbook on the Digital Creative Economy. Edward Elgar.
Towse, R. & Navarrete Hernández, T. (eds.) (2020). Handbook of Cultural Economics. Edward Elgar.
Des références spécifiques complémentaires seront communiquées pour chacune des thématiques abordées.
Institutions et ressources utiles — sélection non exhaustive
- UNESCO
- UNCTAD
- OECD
- WIPO
- WTO
- Commission européenne
- KEA European Affairs
- SPF Finances
- Fondation Roi Baudouin
- Prométhéa
- Growfunding
- ST’ART
- Sabam
- PlayRight
Support(s) de cours
- Université virtuelle
- Supports PowerPoint
- Articles scientifiques
- Rapports professionnels et institutionnels
- Études de cas
- Ressources audiovisuelles et podcasts
Support(s) de cours
- Université virtuelle
Contribution au profil d'enseignement
Cette UE permet d’acquérir des savoirs théoriques et appliqués en matière d’économie des arts et de la culture.
Elle permet plus particulièrement aux étudiant·es de comprendre les modèles économiques et financiers des organisations culturelles, ainsi que les transformations contemporaines des modes de financement de la culture.
L’enseignement développe une capacité à articuler analyse économique, compréhension institutionnelle et réflexion stratégique. Il contribue ainsi à préparer les étudiant·es à exercer des fonctions de gestion, de coordination, de développement ou de direction dans le secteur culturel.
L’UE accorde une attention particulière à la capacité de transformer une analyse économique en recommandations opérationnelles, dans le respect de la mission culturelle et des enjeux éthiques propres au secteurAutres renseignements
Informations complémentaires
Cours dispensé au premier quadrimestre 2026 - 2027
Campus du Solbosch
Contacts
Dr. Géraldine David - geraldine.david@ulb.be
Campus
Solbosch
Evaluation
Méthode(s) d'évaluation
- Présentation orale
- Travail de groupe
Présentation orale
Travail de groupe
Méthode(s) d'évaluation
- Présentation orale
- Travail de groupe
- Analyse économique et stratégique d’un cas culturel
- Participation active aux séances
Présentation orale
Les étudiant·es présentent et défendent oralement leur analyse économique et leur stratégie de financement.
La présentation doit permettre de montrer leur capacité à :
- identifier clairement un besoin ou une problématique économique ;
- analyser le modèle actuel de financement ;
- sélectionner les instruments de financement pertinents ;
- construire un modèle diversifié et cohérent ;
- chiffrer, au moins de manière indicative, les ressources envisagées ;
- identifier les risques et contraintes ;
- défendre leurs choix face aux questions des enseignant·es et, le cas échéant, de professionnel·les du secteur.
Travail de groupe
L'évaluation est articulée avec l'UE GECU-D501 – Actualité et questions approfondies relatives aux institutions culturelles, ainsi qu'avec l'UE GECU-D500 – Actualité et questions approfondies relatives aux entreprises culturelles et aux industries créatives.
Les étudiant·es conduisent un travail de groupe, suivant les groupes constitués dans le cadre du Projet de gestion culturelle, composé de parties complémentaires suivies par les trois titulaires.
Dans le cadre du cours GECU-D502, le travail porte spécifiquement sur la problématique économique et financière du projet ou de l’organisation étudiée.
Les étudiant·es devront notamment :
- dresser un diagnostic du modèle économique existant ;
- identifier un ou plusieurs besoins financiers ;
- analyser différentes sources et techniques de financement ;
- sélectionner les mécanismes les plus pertinents ;
- proposer un funding mix cohérent ;
- évaluer la faisabilité et les coûts liés à la mobilisation de ces ressources ;
- identifier les principaux risques ;
- prendre en compte les enjeux d’autonomie, de gouvernance et d’éthique ;
- formuler des recommandations stratégiques.
Un premier état d'avancement est présenté oralement à la fin du Q1. Un rapport définitif écrit est déposé en session d'examens.
Une évaluation transversale est réalisée par les trois enseignant·es.
Une autoévaluation des étudiant·es au sein des groupes pourra également être demandée.
La présence et la participation active au cours sont importantes, notamment en raison des nombreuses interventions de professionnel·les extérieur·es.
Construction de la note (en ce compris, la pondération des notes partielles)
Travail de groupe : 100 %
- présentation orale : 25 %
- travail écrit : 75 %
Pour la composante économique, l'évaluation porte notamment sur :
- qualité du diagnostic économique ;
- pertinence des instruments de financement proposés ;
- cohérence du funding mix ;
- réalisme des hypothèses et du chiffrage ;
- compréhension des avantages et limites des différents mécanismes ;
- capacité à mobiliser les concepts et lectures du cours ;
- analyse des risques et enjeux éthiques ;
- qualité de l'argumentation et des recommandations.
Construction de la note (en ce compris, la pondération des notes partielles)
Travail de groupe (100 %) : présentation orale (25 %) et travail écrit (75 %)
Langue(s) d'évaluation
- français