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Projet d'architecture 5.19 : OOT - Out of Town
Titulaire(s) du cours
Mar-Nadia CASABELLA ALVAREZ (Coordonnateur)Crédits ECTS
20
Langue(s) d'enseignement
français
Contenu du cours
L’unité d’enseignement OOT - Out Of Town est un « atelier vertical » de Projet d’architecture ouvert aux étudiant·e·s de Bachelier « poursuite de cursus » (voir la fiche de cours dédiée: 3.19), Master 1 (voir la fiche de cours dédiée: 4.19) et Master 2 (voir la fiche de cours dédiée: 5.19). Il est enseigné en mode bilingue français-anglais.
OOT - Out Of Town se consacre à l’étude des relations entre la consommation de ressources, l’environnement bâti et les déséquilibres socioécologiques que ces processus reproduisent, en particulier entre territoires urbains et ruraux. Si l’on souhaite voir émerger des régimes matériels plus justes, durables et non extractivistes, la recherche spatiale doit être capable de remettre en question les traditions épistémologiques dans lesquelles elle s’est développée. Ces traditions ont souvent été marquées par une forme d’« amnésie des ressources » (Avermaete, 2025) ainsi que par une profonde méconnaissance des ressources matérielles qui soutiennent notre monde et des catégories mêmes à travers lesquelles les ressources sont définies et appréhendées (Bridge, 2009).
Cette année, le titre de l’atelier est emprunté au roman de Jules Verne Voyage au centre de la Terre (1864). Avant de pouvoir s’enfoncer dans les profondeurs terrestres, Axel doit d’abord suivre des « leçons de gouffre », apprenant ainsi à affronter et à maîtriser le vertige. L’expression pourrait elle-même être un écho à John Playfair, philosophe écossais qui, dans son récit biographique consacré à James Hutton, père de la géologie moderne, a laissé une description devenue célèbre d’une visite à Siccar Point en 1788 : « L’esprit semblait pris de vertige en regardant si loin dans le gouffre du temps. »
Le vertige, au delà de la sensation physique, désigne l’expérience de la confrontation à des profondeurs, des échelles et des temporalités qui excèdent nos modes ordinaires de perception. En effet, l’exploration des mondes cachés, qu’il s’agisse des voyages fictionnels de Jules Verne dans les profondeurs de la Terre ou de l’investigation scientifique des abysses océaniques, nous rappelle que les limites de la connaissance sont souvent le produit des limites de la perception. Ces environnements hors du commun agissent comme des miroirs de nos propres frontières épistémologiques, tandis que chaque expédition dans l’inconnu révèle des espèces, des écosystèmes et des formes d’interaction jusqu’alors insoupçonnés.
Dans le prolongement de cette réflexion, cette année, en collaboration avec l’UHasselt, nous proposons d’utiliser le Télescope Einstein, ainsi que la possibilité de son implantation dans la Région des Trois Frontières entre Liège, Maastricht et Aix-la-Chapelle, comme point d’entrée vers l’exploration de ce qui demeure largement invisible dans les pratiques spatiales contemporaines : les profondeurs de la Terre et la manière inattendue de s’articuler avec la surface que nous habitons ou l’aire que l’on respire. Plutôt que de considérer ce télescope comme un simple mégaprojet scientifique, nous l’abordons comme une occasion de mettre au jour des relations écologiques, géologiques et territoriales méconnues, parce que de plus en plus invisibles : champs gravitationnels, infrastructures numériques, flux énergétiques, modèles climatiques, réseaux logistiques, normes, mémoires géologiques. Comment l’architecture peut-elle s’engager avec tout cela ? En cultivant des modes d’attention qui enrichissent le monde au lieu de l’amincir, qui prennent en compte pour faire compter, nous espérons devenir capables d’imaginer des futurs spatiaux alternatifs, d’autres manières de construire et d’habiter.
(*) Le Télescope Einstein est une infrastructure de recherche européenne en projet destinée à détecter les ondes gravitationnelles. Le projet prévoit la réalisation d’un observatoire souterrain triangulaire, composé de trois bras de 10 kilomètres de longueur et situé à environ 300 mètres de profondeur.
Objectifs (et/ou acquis d'apprentissages spécifiques)
OOT – Out Of Town participe au développement et à l’approfondissement des acquis d’apprentissage propres aux enseignements de Projet d’architecture de la Faculté. À travers l’élaboration d’un projet spatial, l’atelier vise à amener les participant·es à être capables de :
- construire une problématique spatiale ;
- analyser un contexte et interagir avec les acteurs qui le composent ;
- élaborer une proposition spatiale située et l’argumenter de manière critique et réflexive ;
- représenter et communiquer un projet.
Il est important de constater que les acquis d’apprentissage aujourd’hui associés à l’enseignement du projet ne se limitent plus à la seule conception d’un bâtiment. Ils engagent également la capacité à formuler une question, à conduire une enquête, à développer une lecture critique d’un territoire, à articuler des savoirs multiples dans une démarche de synthèse et à produire des connaissances par le projet. C’est dans cette perspective que s’inscrit pleinement l’atelier OOT – Out Of Town.
Plus spécifiquement, l’atelier accorde une attention particulière aux histoires environnementales et aux questions d’écologie politique, aux pratiques et savoirs liés au paysage, aux cultures vernaculaires et préindustrielles, aux processus d’urbanisation et aux régimes de ressources qu’ils mobilisent, ainsi qu’aux dimensions éthiques et épistémologiques de la représentation et des formes de spéculation qu’elle rend possibles.
À l’issue de leur participation active à l’atelier, les participant·es auront développé une familiarité avec ces champs de réflexion et seront en mesure de les mobiliser de manière critique dans leurs propres démarches d’enquête, de représentation et de projet.
Pré-requis et Co-requis
Cours pré-requis
Méthodes d'enseignement et activités d'apprentissages
L’unité OOT - Out Of Town adopte un dispositif pédagogique d’ « atelier de projet », articulant enquête, expérimentation et conception architecturales. Les participant.es sont amenés à développer progressivement leurs propres problématiques spatiales à partir d’un travail de recherche mené sur un territoire commun.
Contrairement à une approche séparant analyse et projet, l’atelier considère que recherche et conception participent d’un même processus itératif. Les hypothèses élaborées au cours de l’enquête sont continuellement testées, reformulées et enrichies par le projet, tandis que le projet constitue lui-même un outil de production de connaissances sur le territoire étudié. Afin d’alimenter ce processus itératif, les participant·es sont invité·es à contribuer régulièrement aux séances d’atelier à travers la production de documents de travail matérialisés (cartes, plans, sections, schémas, collages, maquettes, prototypes, etc.). Ces productions constituent à la fois des outils d’investigation, de discussion et de construction collective des connaissances. Elles contribuent à l’élaboration d’une culture de projet partagée au sein de l’atelier et forment le support principal des échanges pédagogiques.
En outre, la participation régulière aux séances ainsi que la production continue de documents de travail constituent des conditions essentielles au bon fonctionnement du dispositif pédagogique. À l’inverse, leur absence fragilise la dynamique collective de l’atelier, limite les possibilités d’apprentissage mutuel et est prise en compte de manière significative dans l’évaluation du travail de chaque participant·e.
Différenciation entre les deux quadrimestres
Les questions fondamentales développées au cours du premier quadrimestre peuvent être poursuivies, transformées ou remplacées au second quadrimestre. Si certaines lignes d’enquête se prolongent dans le temps, leur traduction projectuelle évolue en fonction de l’échelle, de la complexité et des ambitions du projet.
Au premier quadrimestre, il s’agit d’élaborer un petit projet pour un grand territoire. Le projet est envisagé comme un outil d’exploration permettant de tester des hypothèses, de révéler des relations territoriales et de donner forme aux connaissances produites par l’enquête.
Au second quadrimestre, par contre, les connaissances produites au cours de l’enquête sont réinvesties dans une intervention architecturale plus ambitieuse et plus détaillée. La recherche devient alors un support permettant de justifier les choix de projet, d’en comprendre les conditions de mise en œuvre et d’en anticiper les conséquences.
Différenciation selon l’année d’études
Les attentes pédagogiques sont adaptées au niveau d’autonomie attendu dans le cursus.
Pour les participant·es de bachelier, l’accent est mis sur l’acquisition progressive des outils d’enquête, de représentation, d’analyse territoriale et de conception. Dans cette perspective, au début du Q1, il leur est proposé d’entamer l’année par une recherche approfondie concernant les habitats et structures souterrains (refuges antiaériens, architectures troglodytiques, catacombes, infrastructures souterraines, parkings, laboratoires, carrières réinvesties, etc.), tout en portant une attention particulière aux dispositifs techniques, constructifs et matériels qui rendent possible l’installation humaine en sous-sol.
Cette recherche est menée parallèlement au travail d’enquête territoriale développé en groupes. La charge de travail qu’elle représente peut être compensée à l’intérieur des groupes par une répartition des tâches et des responsabilités. À ce titre, la constitution de groupes transversaux associant des participant·es de différentes années du cursus est particulièrement encouragée, dans la mesure où elle favorise la complémentarité des compétences, le partage des connaissances et la réussite collective du travail d’enquête et de projet.
Pour les participant·es de master, il est attendu une capacité accrue à construire une problématique personnelle, à développer une position critique argumentée et à mobiliser de manière autonome les ressources théoriques, techniques et méthodologiques nécessaires au projet.
Les participants souhaitant développer leur projet de fin d’études (PFE) dans le cadre de l’atelier sont invités à affiner une problématique de recherche prédéfinie, en l’alignant sur les thématiques et les territoires d’OOT – Out Of Town. Les modalités pratiques d’intégration de certains de ces projets au rythme de l’atelier seront discutées à la fin du Q1, permettant ainsi la poursuite du travail au Q2 — individuellement ou en binôme, selon le cas.
Références, bibliographie et lectures recommandées
La liste suivante rassemble une sélection d’ouvrages et d’articles susceptibles de nourrir et d’accompagner les activités d’enseignement et de projet développées au sein de l’unité OOT – Out Of Town. Une bibliographie plus complète est disponible dans la brochure d’atelier, téléchargeable ici.
- Debaise, Didier, and Isabelle Stengers (2017) « L’insistance des possibles Pour un pragmatisme spéculatif. » Multitudes (Paris, France) 65.4: 82–89. LINK
- Fortey, R. A. (2005). The Earth : an intimate history. Harper Perennial. [en biblothèque]
- Fressoz, Jean Baptiste (2023) « L’énergie: une histoire symbiotique ». Histoire & mesure 38.1: 153‑155. LINK
- Ghosn, R., & Jazairy, E. H. (2018). Geostories : another architecture for the environment. Actar. [en bibliothèque]
- Hutton, J. E. (2020). Reciprocal landscapes : stories in material movement. Routledge. [en bibliothèque]
- Irvine, R. (2014). Deep time: An anthropological problem. Social Anthropology, 22(2), 157–172. https://doi.org/10.1111/1469-8676.12067 LINK
- Latour, B., & Weibel, P. (Eds.). (2020). Critical zones : the science and politics of landing on earth. ZKM Center for Art and Media. [en bibliothèque]
- Rovelli, C. (2019). L’ordre du temps (S. Lem, Trad.). Flammarion. [en bibliothèque]
- Sarkis, H., Barrio, R. S., & Kozlowski, G. (2019). The world as an architectural project. The MIT Press. [en bibliothèque]
- Van Reybrouck, D., & Noble, P. (2016). Zinc. Actes Sud. [en bibliothèque]
- Woods, M. (2010) Rural. New York: Routledge. [en bibliothèque]
Support(s) de cours
- Syllabus
Contribution au profil d'enseignement
L'unité OOT - Out Of Town contribue au Profil d'enseignement « Master en architecture » dans la mesure où il vise principalement la production d'un ou plusieurs projets d'architecture concrets.
Les projets produits au sein de l'unité OOT - Out Of Town seront l'occasion de vérifier la capacité des Masters en Architecture de synthétiser les acquis suivants :
A. Concevoir un projet d’architecture
- Formuler des questions architecturales, développer des hypothèses et élaborer des réponses spatiales situées en intégrant les dimensions contextuelles, matérielles, techniques et territoriales du projet.
B. Développer une attitude réflexive enrichissant les théories et les pratiques de l’architecture
- Mobiliser de manière critique des savoirs théoriques, méthodologiques et interdisciplinaires afin de construire une culture architecturale personnelle, produire des connaissances et les transmettre.
C. Construire, en tant qu’architecte, un engagement citoyen et une pratique éthique et responsable
- Développer une posture critique, autonome et engagée face aux enjeux sociaux, politiques, environnementaux et professionnels de la transformation de l’espace.
- Collaborer avec des acteurs aux profils variés, communiquer de manière claire et argumentée, et contribuer à l’élaboration collective de projets et de visions partagées.
En cohérence avec le Profil d'enseignement « Master en architecture », l’unité OOT - Out Of Town vise également à développer une posture engagée, réflexive et autonome, fondée sur l’initiative, la collaboration, la responsabilité citoyenne et l’éthique.
Autres renseignements
Informations complémentaires
Langue d'enseignement
L’unité OOT – Out Of Town encourage depuis plusieurs années l'usage de l'anglais en classe, son utilisation restant facultative pour les participant·es à l’atelier. Cette démarche vise à offrir une expérience internationale aux étudiant·es sans besoin de participer à un programme de mobilité. Toutefois, l’anglais peut être employé lorsque les circonstances le justifient, notamment lors de conférences, de discussions ou de jurys d’atelier auxquels participent des intervenant·es invité·es externes.
Si nécessaire, des activités de soutien en langue anglaise pourront être organisées en collaboration avec le Département des langues de l’ULB. Aucun niveau préalable d’anglais n’est donc requis pour intégrer l’unité OOT – Out Of Town.
Lieu et horaires d'enseignement
Les séances d’atelier ont lieu sur le Campus Plaine-Architecture: Boulevard de la Plaine, 15 – 1050, Ixelles, locaux 4A.1 et 4A.2, au quatrième étage, selon l’horaire repris ici : https://www.ulb.be/fr/horaires
Des ajustements ponctuels sont possibles (notamment pour les conférences hors horaire, les jours d’évaluation, les voyages et excursions, et les semaines spéciales) et seront communiqués aux participant·es.
Calendrier
Le calendrier détaillé pourra être ajusté en fonction des dynamiques de groupe, du nombre de participant·es et des opportunités pédagogiques qui se présenteront au cours de l’année. Plusieurs jalons structurent néanmoins le déroulement du quadrimestre :
- Le week-end du 25 au 28/09 sera dédié à un premier voyage d’études dans la région située entre Liège, Maastricht et Aix-la-Chapelle, communément appelée l’Euregio ou région des Trois Frontières. Le voyage d’études constitue une composante essentielle du dispositif pédagogique de l’atelier et, à ce titre, la participation est attendue de l’ensemble des participant·es. Toutefois, les personnes rencontrant des difficultés particulières, notamment d’ordre financier, sont invitées à prendre contact avec l’équipe enseignante afin d’examiner les modalités de soutien pouvant être mises en place. Par ailleurs, en cas de force majeure dûment justifiée ou de situation exceptionnelle rendant la participation impossible, une absence pourra être validée par la coordinatrice de l’unité.
- A la fin de la quatrième semaine du Q1 (9/10) et Q2 (26/02) une première mise en commun des recherches en cours est prévue.
- La fin de la septième semaine du Q1 (13/11) et du Q2 (26/03) constitue un point de repère dans le développement du travail. En Q1, cette échéance marque la clôture de la phase d’enquête menée en groupe (environ huit participant·es) et l’ouverture d’une phase de projet développée en binôme ou en trinôme, destinée à conclure le quadrimestre. En Q2, elle correspond au moment de stabiliser une orientation de projet afin de permettre son approfondissement et son aboutissement en fin de quadrimestre.
- Les semaines du 26-30/10 et du 12-16/04, identifiées comme « semaines projet » dans le calendrier officiel, seront consacrées à un « exercice loge » ou design sprint. Il s’agit d’un exercice individuel intensif visant à approfondir un aspect spécifique de l’analyse (Q1) ou du projet en cours (Q2). Au terme de cette semaine, une discussion collective réunissant des invité·es externes permettra d’identifier les pistes les plus porteuses pour la poursuite du travail.
- Durant les semaines du 14-18/12 et du 21-25/06, des jurys d'atelier sont prévus. Ces deux moments marquent la clôture de chaque quadrimestre et constituent des occasions privilégiées d’apprentissage et d’ (auto) évaluation en présence d’invité·es externes.
Intercalés entre ces différentes échéances, des travaux plus ciblés peuvent faire l’objet d’évaluations formatives visant à apprécier certaines compétences, individuellement ou en groupe. Leur contenu, leurs modalités et leur calendrier seront précisés au fur et à mesure des séances. La présentation de ces travaux donnera lieu à des retours critiques et constructifs destinés à accompagner la progression de chacun·e.
Contacts
Équipe pédagogique
Nadia Casabella, nadia.casabella@ulb.be
Sofie Devriendt, sofie.devriendt@ulb.be
François Vliebergh, francois.vliebergh@ulb.be
Communications de l’équipe pédagogique
L’équipe Teams GRP_OOT 2026.27 EINSTEIN TELESCOPE sur Microsoft Teams est l’espace pédagogique virtuel centralisant toutes les communications des enseignant·es et les informations relatives au cours, et ce pour tous les trois niveau concernés (BA3, MA1, MA2). L’inscription à cette équipe est faite sur base des inscriptions validées à cet atelier. Si cette équipe n’apparaît pas encore chez vous, écrivez au corps enseignant. Il est vivement conseillé d’installer l’application Teams sur vos appareils connectés.
Absences
En cas d’absence à une activité obligatoire annoncée préalablement, ou d’empêchement lors d’une remise formative ou certificative, merci d’en informer l’ensemble de l’équipe enseignante par courriel dans les meilleurs délais. Votre message précisera votre nom, la durée de l’absence et sera accompagné, le cas échéant, d’un justificatif attestant du motif invoqué.
Campus
Plaine
Evaluation
Méthode(s) d'évaluation
- Projet
Projet
L’évaluation de l’UE repose sur deux modalités complémentaires :
- Une évaluation formative continue, portant sur le travail développé au sein de l’atelier, les remises intermédiaires (recherches, analyses et projets, individuels ou collectifs) ainsi que la participation active et engagée aux séances. Ces évaluations sont communiquées tout au long de l’année, à l’issue des différents jalons du cours, et font l’objet d’une synthèse à la fin du premier quadrimestre. Elles ont avant tout une fonction d’accompagnement, permettant à chaque participant·e de situer sa progression et d’orienter son travail.
- Des évaluations certificatives, organisées à l’issue de chaque quadrimestre. La note finale de l’UE OOT – Out Of Town correspond à la moyenne pondérée des évaluations certificatives obtenues au cours de l’année.
Ces évaluations portent tant sur les sur compétences cognitives que comportementales. Pour rappel, les compétences cognitives évaluées sont celles reprises au Profil d'enseignement « Master en architecture » sous les titres :
A. Concevoir un projet d’architecture
B. Développer une attitude réflexive enrichissant les théories et les pratiques de l’architecture
C. Construire, en tant qu’architecte, un engagement citoyen et une pratique éthique et responsable
D. Interagir avec l’ensemble des acteurs engagés dans les questions d’espace et d’architecture
Les compétences comportementales sont – outre la régularité, la participation, la progression, le respect des échéances et des consignes, la bienveillance et une attitude constructive et respectueuse du collectif – celles visées par le Profil d'enseignement « Master en architecture » de l'ULB, en termes de formation d'étudiants capables de faire des choix engagés et d'agir en confiance.
Les évaluations « formatives » ne contribuent pas directement à la note finale et sont exprimées au moyen d’une échelle qualitative par couleurs : vert foncé (très bien), vert clair (bien), jaune (satisfaisant), orange (nécessite une amélioration significative), rouge (nettement en dessous des attentes) et noir (absence). Elles constituent néanmoins un outil important pour accompagner et apprécier la progression de l’étudiant·e. Les appréciations obtenues ne peuvent toutefois pas être interprétées comme une préfiguration automatique du résultat des évaluations « certificatives ».
À certaines étapes du parcours, les travaux sont présentés devant un jury d’atelier composé d’intervenant·es invité·es, issu·es de profils divers, internes ou externes à la faculté et à l’université. Ce jury, distinct du « jury officiel de délibération », vise à confronter les propositions à des regards extérieurs et à apprécier la pertinence des apprentissages au regard des enjeux disciplinaires, professionnels et sociétaux. Les travaux finaux réalisés par les participant·es de Bachelier Bloc 3 (« poursuite de cursus ») et de Master 2, qui constituent les deux années diplômantes du cursus, devront également répondre aux critères d’évaluation établis par la faculté.
Construction de la note (en ce compris, la pondération des notes partielles)
La note de l’UE est construite exclusivement à partir des évaluations « certificatives » qui prennent en compte la progression, la capacité de synthèse et la maîtrise des acquis d’apprentissage.
Quadrimestre 1 (40 % de la note finale)
- Travail réalisé au sein de l’atelier : 40 %. Cette évaluation est établie par l’équipe enseignante sur la base des compétences cognitives et comportementales mobilisées durant le quadrimestre.
- Un jury d’atelier est organisé en fin de quadrimestre. Bien qu’il constitue une évaluation formative, ses conclusions alimentent l’appréciation portée par l’équipe enseignante.
Quadrimestre 2 (60 % de la note finale)
- Travail réalisé au sein de l’atelier : 35 %.
- Jury d’atelier final : 25 %.
Pour les participant·es de inscrit·es uniquement à un quadrimestre :
- Travail réalisé au sein de l’atelier : 60 % de la note finale.
- Jury d’atelier final : 40 % de la note finale.
Langue(s) d'évaluation
- français
- anglais