Certificat d'Université en Médecine environnementale

Accroche introductive

Le Certificat Universitaire en Médecine Environnementale s’inscrit dans une dynamique d’actualité...

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Call to actions

  • Intitulé du programme
    Certificat d'Université en Médecine environnementale
  • mnémonique du programme
    FC-614
  • Programme organisé par
    • Centre de Formation Continue en Santé et Sciences de la vie
    • Université libre de Bruxelles
  • Type de titre
    formation continue
  • Accessible en reprise d'études
    oui
  • Langues d'enseignement
    français
  • Durée de la formation
    moyenne (6 à 15 jours)
  • Campus
    Erasme
  • Catégorie / Thématique
    Santé - Sciences médicales/Santé - Sciences de la santé publique
  • Complément

    ULB HeLSci
    Charlotte Stievenart

    Faculté organisatrice
    Ecole de Santé Publique ULB

    Pr. Catherine Bouland

Détails

Informations générales

Type de titre

formation continue

Durée de la formation

moyenne (6 à 15 jours)

Langue(s) d'enseignement

français

Campus

Erasme

Catégorie(s) - Thématique(s)

Santé - Sciences médicales/Santé - Sciences de la santé publique

Faculté(s) et université(s) organisatrice(s) Accessible en reprise d'études

oui

Tarifs

  • Plein : 1.650 €
  • Réduit > étudiant : 600 €
  • Modulaire : 500 €

CU

Responsable académique & intervenants

Responsable académique
  • Pr. Catherine Bouland
Intervenants
Dirk Adang, Sandrine Bladt, Catherine Bouland, Cécile Brachet, Camille Chasseur, Danny Coomans, Catherine Dantinne, Claudine Heinrichs, Marijke Hendricks, Pascale Jonckheer, Nadine Kacenelenbogen, Martina Kuske, Hélène Lecloux, Maryse Ledent, Olivier Michel, Yseult Navez, Anne-Simone Parent, Joanne Rasschaert, Marc Roger, Valérie Rooryck, Pierre Van Antwerpen, Olivier Vandenberg, Jacques Vanderstraeten, An Van Nieuwenhuyse, Sabine Wallens & Jonathan White

Zoom sur la 1ère année

Conférence inaugurale

Contacts

+32 2 555 85 17

Partenaires

PartenairePartenairePartenaire

Partenaire

Aides (bourses, chèques formations...)

Partenaire financier

Les Chèques-Formation permettent de bénéficier d’une aide financière pour se former. D’une valeur de 30€, il correspond à 1 heure de formation pour laquelle vous bénéficiez d’un subside de 15€Le nombre de chèques par année civile dépend du statut (indépendant à titre principal ou complémentaire) ou de la taille de l’entreprise. Formation agréée dans le cadre du dispositif de la Région wallonne > jusque 89 Chèques-Formation acceptés.

Présentation

Acquérir les connaissances, méthodes et outils nécessaires à une démarche scientifique permettant d’identifier et estimer les impacts de l’environnement sur la santé (diagnostic) lors du colloque singulier avec un patient et de proposer des actions (traitement) en vue de l’amélioration de la santé de ce dernier.

Durant l’ensemble de son cursus académique de formation au Certificat Universitaire en Médecine Environnementale, le candidat-apprenant aura développé sa capacité à :

  • Maîtriser et intégrer un « corpus de savoir » spécialisé pour agir en tant qu’expert dans le domaine de la santé liée aux expositions environnementales

  • Analyser et résoudre des questions complexes en rapport avec la santé liée aux expositions environnementales

  • Traduire cette expertise par l’identification des problèmes et la proposition d’actions lors du colloque singulier avec un patient

  • Agir de manière indépendante et responsable à l’interface entre les acteurs concernés, à l’échelle individuelle

  • Evaluer l’impact de son action sur des bases scientifiques éprouvées

  • Communiquer oralement et par écrit avec les acteurs concernés

  • S’intégrer et collaborer au sein d’une équipe multidisciplinaire

  • Développer et entretenir ses connaissances, dans son domaine d’expertise ainsi que dans les disciplines connexes pour renforcer un travail multidisciplinaire

En journée

Les cours seront étalés sur 2 ans
  • Pour la première année : 1 jour par mois pendant 10 mois, excepté juillet -août
    • 07/12/2019
    • 25/01/2020
    • 15/02/2020
    • 07/03/2020
    • 21/03/2020
    • 25/04/2020
    • 16/05/2020
    • 06/06/2020
    • 03/10/2020
    • 24/10/2020
    • 14/11/2020
  • Pour l’année 2 : TFE à rendre pour juin

Calendrier & inscriptions

Pré-requis

  • Diplôme de Docteur en Médecine (Belgique) ou Diplôme étranger équivalent
  • Diplôme de Bachelier en Soins Infirmiers (Belgique) ou Diplôme étranger équivalent,
  • Diplôme de Bachelier Sage-femme (Belgique) ou Diplôme étranger équivalent
  • Diplôme de Master en Sciences pharmaceutiques (Belgique) ou Diplôme étranger équivalent
  • Avec une justification du colloque singulier avec un patient.
  • Les autres candidatures seront examinées par le jury d’admission

Public ciblé

Tout professionnel de la santé en colloque singulier avec un patient

Dossier d'admission à télécharger avec motivation circonstanciée.

Calendrier & inscriptions

Programme

Présentation de la formation

Le Certificat d'Université en Médecine Environnementale vise à former les professionnels de la santé, de première ligne par priorité, à rechercher, identifier des causes environnementales aux plaintes de santé qu’ils reçoivent lors des entretiens en colloque singulier avec un patient. L’identification de causes environnementales les conduira à compléter un traitement par des conseils liés aux expositions à un ou plusieurs paramètres de l’environnement quitte à recommander l’éviction.

Souvent le médecin ou le professionnel de santé est démuni par rapport aux situations environnementales vécues par ses patients. La méconnaissance des problèmes, des expositions, et de leur traitement peut conduire le professionnel à se cantonner aux pratiques thérapeutiques qu’il connaît. La multiplicité des affections liées à des expositions environnementales ne se limite pas à des problèmes respiratoires ou cardio-vasculaires, elle comprend des maladies connues et nouvelles telles les cancers, le diabète de type 2, l’obésité, certaines maladies neuro-dégénératives, des affections auto-immunes, mais aussi l’asthme, la fatigue chronique et la prématurité ou le petit poids de naissance.

De nombreuses initiatives ont été mises en place pour évaluer les expositions des personnes dans leurs environnements de vie. Il s’agit en particulier des « ambulances de l’environnement » qui sur demande médicale recherchent et quantifient la présence de paramètres environnementaux dans les habitations de patients. Ces dispositifs mobiles qu’ils s’appellent CRIPI à Bruxelles ou SAMI dans les provinces wallonnes et LPI en Hainaut fonctionnent de manière similaire, ils produisent un rapport à destination du médecin portant sur les paramètres identifiés et des conseils pour diminuer leur exposition en vue d’une amélioration des plaintes de santé. Les professionnels de la santé sont alors confrontés à une collaboration avec de nouveaux professionnels vers l’amélioration de la santé de leurs patients par la prise en compte de facteurs environnementaux qui y nuisent.

La formation comprend un volet théorique, des exemples, des études de cas, des démonstrations et des travaux pratiques mais aussi la mise en pratique des apprentissages par des travaux collaboratifs et interprofessionnels et à terme l’intégration par un travail de fin d’études.
 

Historique et contexte

Le Certificat Universitaire en Médecine Environnementale s’inscrit dans une dynamique d’actualité.

Les effets des expositions environnementales sur la santé humaine ne sont plus à démontrer (Colborn et al 1997, Briggs 2003, Landrigan et al. 2017, The Lancet Commission on pollution and health, WHO 2017a & b). Par ailleurs, l’impact des modifications de l’environnement et des modes de vie sur l’incidence de maladies telles que les maladies chroniques ou les cancers est une des préoccupations majeures de santé publique (GBD 2015 & 2016, World Bank 2016). Les cancers sont la deuxième cause de décès dans le monde et l’OMS estime que le nombre de nouveaux cas devrait augmenter de 70% environ dans les 2 prochaines décennies. Bien qu’il soit difficile de déterminer le caractère cancérogène des facteurs environnementaux, l’OMS tient à jour une classification de ces agents et estime qu’on pourrait réduire de 30 à 50% la charge des cancers en réduisant les facteurs de risque par des approches préventives et la réduction des expositions.

D’autre part, la prise en considération de l’environnement dans la prise en charge des patients atteints de cancer s’inscrit dans la tendance actuelle d’une démarche de soins multidisciplinaire et intégrée. Plus généralement, les effets et impacts de l’environnement sur la santé demandent la mise en place de nouvelles approches cohérentes impliquant de nombreuses disciplines et compétences. Ces approches concernent à la fois la prévention et les traitements aussi bien au niveau individuel (par la médecine) qu’au niveau collectif (par la santé publique, la santé environnementale et la gestion de l’environnement) (Prüss-Üstün et al. 2016).

La reconnaissance de liens entre expositions et effets a permis de mettre en place des actions, des lois visant la gestion des problèmes environnementaux, par exemple le règlement européen sur les substances chimiques REACH (EU 2016), mais est-ce suffisant ?. Au-delà des actions prises par les autorités, le volet collectif de cette problématique, la santé liée aux expositions environnementales, requiert une collaboration entre cliniciens, épidémiologistes, spécialistes du risque, de l’exposition, de la gestion des incidents, accidents et désastres, toxicologues, planificateurs et économistes pour définir outre les problèmes de santé (health outcomes), les relations entre des expositions spécifiques et symptômes, maladies, mais aussi soutenir les actions à prendre. Toutefois, le volet collectif ne répond pas à l’ensemble de la problématique, un volet individuel doit être développé en parallèle (Kuschner & Blanc 2010). Ce volet individuel demande à ce que les professionnels de santé de première ligne, et en particulier les médecins et les infirmiers et infirmières, puissent reconnaître, intervenir et participer à la compréhension de la problématique lors du colloque singulier avec leurs patients. Par ailleurs, leur contribution est indispensable, ils sont les premiers à identifier un problème de santé, à y suspecter une cause qu’elle soit de nature environnementale ou non et ce sont ces professionnels qui suivent à long terme les personnes même longtemps après la première consultation.

Dans le cadre du Plan National belge Environnement et Santé (NEHAP), la Belgique a inscrit la formation des professionnels de la santé parmi ses actions prioritaires (NEHAP 2008). Cette action vise aussi bien l’intégration de compétences dans le cursus de base des professionnels, la création de cursus spécialisés en post-graduat et de formations continuées à suivre pendant la vie professionnelle (long life learning).

Le NEHAP est un plan d’action réalisé par les pays européens à la demande de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La Belgique a mis en place un cadre d’action qui réunit tous les ministres qui ont des compétences dans les matières de santé et d’environnement, ce qui met autour de la table les ministres régionaux, communautaires et fédéraux. Ce plan se traduit par des actions concrètes et concertées assorties d’un budget. La « formation des professionnels de la santé » est une action prioritaire depuis 2009.

Plusieurs initiatives ont été prises dans le cadre du NEHAP :

  • Un inventaire des formations existantes en Europe et dans les pays industrialisés tels le Canada et les Etats-Unis en santé environnementale et en médecine environnementale et l’inventaire des cours se rapportant au sujet dans le cursus des études de base en médecine, sciences infirmières et sages-femmes a conduit à des premières démarches entre les universités francophones et flamandes du pays dès 2013. Le rapport issu du projet a conduit à d’autres actions menées par les autorités fédérées (Van Den Hazel et al 2014).
  • Des modules de formation en e-learning sont en préparation et seront disponibles pour des formations courtes dès 2019.
  • La coordination du NEHAP soutient la mise en place d’une formation certifiante en médecine environnementale et des démarches sont en cours pour la reconnaissance d’une rubrique spécifique par l’INAMI.
  • Le soutien et la coordination nationale d’initiatives de formation continue en médecine environnementale en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Flandre.

Une enquête auprès des professionnels de santé (médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens, kinésithérapeutes,…) (questionnaire et résultats voir annexe 9) a été réalisée en collaboration avec les universités francophones. Les résultats se sont traduits par la mise en place, dans un premier temps, d’un certificat universitaire.

Le Certificat Universitaire en Médecine Environnementale répond d’une part à la demande de créer des formations continues dans le cadre du NEHAP et d’autre part à la demande des professionnels d’être outillés pour répondre aux défis de la société.

Il s’inscrit également dans le projet de développement d’une plateforme de formations continues dans le domaine de la cancérologie, financé par le fond européen FEDER au sein de la RBC et porté par l’ULB (projet ONCO-TRA.bru). En effet, comme introduit ci-dessus, l’environnement et les modes de vies impactent sur l’incidence des cancers. La prise de conscience de cette interrelation par les professionnels de la santé grâce à une formation appropriée est indispensable aussi bien pour une approche globale de prise en charge des patients atteints de cancer, que pour la mise en place d’actions de prévention efficaces.

Le certificat s’inscrit par ailleurs dans un projet plus ambitieux qui vise à la création d’une spécialité médicale en Médecine Environnementale.
 

Programme des cours - 15 ECTS

Le certificat est organisé en 5 modules (4 modules de cours et 1 module d’évaluation finale). Il donne les notions théoriques nécessaires pour comprendre les effets de l’environnement sur la santé individuelle, rechercher en complément de l’anamnèse les causes environnementales susceptibles d’expliquer les plaintes et identifier des solutions pour diminuer les expositions et améliorer la santé. Des exercices pratiques de mise en situation permettront d’appliquer les notions théoriques reçues.

Les méthodologies d’apprentissage utilisées seront variées : cours en présentiel, séminaires, ateliers, jeux de rôle, mise en situation, démonstrations pratiques, et simulation.

Chaque module est évalué à travers un QCM qui intègre les apprentissages des UE, et l’évaluation globale du programme sera réalisée à travers un travail de fin d’études (TFE).
 

Programme des cours en détail

Module 1 : Concepts majeurs concernant la santé liée aux expositions environnementales

  • Développement durable et santé
  • Principe de précaution et santé
  • Perception des risques
  • Relation causale
  • Evaluation et analyse des risques

Module 2 : Expologie et effets, vision par voie d’exposition, agent et situation environnementale

  • Voies d’exposition
    • par inhalation (qualité de l’air extérieur (QAE) et qualité de l’air intérieur (QAI))
    • digestive (denrées alimentaires, résidus et eau)
    • cutanée (peau=récepteur, organe de passage vers le corps)
  • Bruit, rayonnements, ondes électromagnétiques et radiations
  • Cocktail et mélanges
  • Pathologies environnementales émergentes (nanomatériaux et santé)

Module 3 : Réglementation, responsabilités et rôles des intervenants

  • Elaboration des valeurs limites
  • Différentes normes, REACH, CLP, FOOD
  • Lecture des étiquettes et fiches de sécurité (atelier pratique)
  • Responsabilités et rôles des intervenants en médecine environnementale (atelier de simulation)

Module 4 : Communication des risques et communication interprofessionnelle

  • Communication interprofessionnelle et avec le patient pour éviter la cristallisation des plaintes liées à des expositions environnementale
  • Anamnèse lors du colloque singulier (jeux de rôle)
  • Collaboration interdisciplinaire (mise en situation et jeux de rôle)

Module 5 : Evaluation finale : Travail de fin de formation

  • Appliquer les apprentissages sur une question ou un cas concret issus de la pratique du candidat-apprenant
  • Conférences spécifiques : Sick building syndrome, hypersensibilité chimique et électromagnétique, syndromes diffus et non consensuels